
Le Syndicat des journalistes mauritaniens a ouvert ce dimanche 12 juin 2022, à Nouakchott, un séminaire international sur la liberté de la presse, la protection des journalistes et leur sécurité lors des reportages de terrain.
Le séminaire est organisé en coopération avec le Centre Al Jazeera pour les libertés publiques et les droits humains, et en partenariat avec le Centre des Nations Unies pour la formation et la documentation en matière de droits de l’homme.
Des dizaines de journalistes professionnels mauritaniens et un groupe de journalistes de différents pays arabes participent à une formation organisée en marge du séminaire.
Dans son discours d’ouverture, le ministre de la Culture, de la Jeunesse, des Sports et des Relations avec le Parlement, Khtar Ould Cheibani, a déclaré que l’absence de journalistes emprisonnés pour leurs opinions est l’une des manifestations de la liberté de la presse en Mauritanie.
Il a indiqué que le Gouvernement œuvre avec détermination à de nombreuses avancées en faveur de la presse nationale, en renforçant les libertés, le cadre juridique et la structuration institutionnelle, ainsi qu’en soutenant les médias.
Le ministre a ajouté que le Gouvernement s’emploie également à surmonter les difficultés de formation, de professionnalisation et d’équipement qui entravent le développement des médias dans le pays.
Il a également confirmé le début de l’application des recommandations de la commission de réforme de la presse, par l’adoption de nouvelles lois et la modification de textes relatifs à la carte de presse, à la Haute Autorité de la Presse et de l’Audiovisuel et aux exigences du cadre institutionnel.
Pour sa part, le président du Syndicat, Ahmed Taleb Ould Maâloum, a indiqué que le séminaire permet de faire connaître le pays et les progrès accomplis en matière de liberté d’expression, de libéralisation de l’espace audiovisuel et de réalisation des objectifs et résultats relatifs aux droits humains.
Ould Maâloum a ajouté qu’au-delà des résultats déjà obtenus pour les journalistes, le Syndicat cherche à en réaliser d’autres au service de leurs droits matériels et moraux, tout en contribuant à la promotion des libertés de la presse et à une opinion publique nationale capable d’influencer et de façonner le paysage.
Il a appelé les autorités et les acteurs des droits humains à contribuer à la réussite de cette démarche.
Outre le ministre de la Culture, Khtar Ould Cheibani, l’ouverture du séminaire a réuni le commissaire aux droits de l’homme et à l’action humanitaire, Cheikh Ahmedou Ould Ahmed Salem Ould Sidi ; le président de la Haute Autorité de la Presse et de l’Audiovisuel, le Dr El Houssein Ould Medou ; le président de la Commission nationale des droits de l’homme, Ahmed Salem Ould Bouhoubeyni ; le président de l’Union des écrivains et hommes de lettres mauritaniens, El Khalil Nahoui ; ainsi que les directeurs de plusieurs médias publics et indépendants.
