
Communiqué
Au Syndicat des journalistes mauritaniens, nous avons accueilli avec une grande satisfaction la décision d’appliquer les nouveaux statuts des médias publics — l’Agence mauritanienne d’information, Radio Mauritanie et la chaîne Al Mouritaniya. Ces statuts ont amélioré les rémunérations et organisé, pour la première fois dans le pays et dans un cadre légal, les droits et devoirs des employés de ces institutions, leur carrière et leurs relations avec les directions, à l’écart des décisions arbitraires et improvisées qui avaient caractérisé ces relations jusqu’à récemment. Ils visent à développer ces institutions et à leur permettre d’accomplir au mieux leur mission.
Nous saluons sincèrement cette mesure et toutes les avancées dans cette direction : les décisions des hautes autorités créant une commission de réforme de la presse ; les ateliers organisés sous la supervision du département de tutelle pour examiner les différentes dimensions du secteur, avec la participation et les avis de ses acteurs, afin de l’assainir, de le professionnaliser et de mieux l’encadrer juridiquement ; la décision de créer une Maison de la presse ; et l’augmentation de l’enveloppe du Fonds d’appui à la presse privée.
Tout en saluant ces mesures, qui concrétisent la ferme volonté des hautes autorités de promouvoir les libertés de la presse et d’associer les médias publics au développement politique, économique et social du pays, nous demandons que leurs avantages soient étendus à tous les médias publics et indépendants. Nous appelons à faciliter l’accès à la publicité et aux exonérations fiscales, à réexaminer les mécanismes de soutien à tous les médias privés — télévisions, radios, journaux et sites électroniques — afin qu’ils puissent accomplir au mieux leurs nobles missions, à titulariser les collaborateurs des médias publics et à établir des contrats pour les employés des médias privés.
Le Bureau exécutif
