Le président du Syndicat des journalistes mauritaniens, Mohamed Salem Ould Dah, a exprimé sa satisfaction devant ce que le Bureau exécutif actuel avait accompli depuis sa prise de fonctions, en affirmant sa volonté de poursuivre cette démarche pendant le reste du mandat.
Il s’exprimait lors d’un échange avec Essaha, au cours duquel il a abordé en détail l’ensemble des questions soulevées et répondu aux interrogations des membres du groupe.
Le président a ajouté : « Dès notre arrivée au Syndicat, nous avons œuvré pour lui trouver un siège convenable, ce qui a été réalisé. Celui-ci coûte chaque mois plus de 400.000 anciennes ouguiyas au budget du Syndicat. Nous avons également commencé immédiatement la formation et le perfectionnement, l’un de nos objectifs, en organisant plus de dix sessions dans des domaines très importants, en coopération avec des institutions et réseaux médiatiques arabes et internationaux. De nombreux jeunes journalistes en ont bénéficié, outre notre participation à des conférences internationales et continentales. Tout cela, a-t-il ajouté, sans le moindre soutien du gouvernement ou d’une instance officielle, mais grâce aux relations du Syndicat et de ses membres du Bureau exécutif avec des partenaires généralement étrangers. »
« Nous avons également œuvré à la création d’un centre de formation, a ajouté le président, conformément à l’un de nos engagements avant les élections. Il devrait, dans quelques jours, remettre leurs attestations à des participants formés pendant un mois complet aux techniques de montage. Il sera également renforcé, dans les prochains jours, par des équipements et appareils électroniques. »
Le président du Syndicat des journalistes mauritaniens, le confrère Mohamed Salem Ould Dah, a indiqué que le Syndicat avait pris position au moment de l’assassinat du journaliste saoudien Jamal Khashoggi, mais qu’il n’était pas partie aux conflits entre États..
Il a ajouté que le Syndicat des journalistes refusait de se ranger dans le camp d’une quelconque partie ... »
Ould Dah a affirmé que le Syndicat n’était affilié ni au pouvoir ni à l’opposition et ne cédait pas au chantage. Il regroupe tous les journalistes, quelles que soient leurs formations et leurs appartenances politiques et idéologiques.. »
Ould Dah a fermement nié que « le gouvernement mauritanien ait accordé une quelconque aide au Syndicat », précisant que toutes ses recettes provenaient des contributions de ses membres ou de la coopération avec certaines organisations ..
Ould Dah a déclaré que « le dossier du journaliste Mamouni Ould El Mokhtar est une priorité du Syndicat dans sa défense continue des droits moraux et matériels des journalistes ». Il a précisé que le nouveau Bureau avait évoqué la nécessité de régler ce dossier devant le président Ould Abdel Aziz, l’ancien Premier ministre Yahya Ould Hademine et le ministre de la Communication, ainsi que dans les communiqués et rencontres du Syndicat. Il a assuré que le Syndicat continuait de défendre avec sérieux et sincérité le dossier du journaliste Mamouni et ne l’oublierait jamais.
Il a également évoqué l’assainissement du secteur de la presse, indiquant qu’ils avaient effectivement commencé le projet, qui avait concerné de nombreuses personnes ne remplissant pas les conditions requises pour y entrer. Cela leur avait valu d’être traînés devant les tribunaux et avait conduit des personnes influentes, souhaitant maintenir le secteur dans cette dilution, à entraver cette démarche, a ajouté le président.
Ould Dah a affirmé que le Syndicat poursuivait l’assainissement et la réforme de la presse, appelant la presse sérieuse à resserrer les rangs et à rejeter la fragmentation et les différends.
Il a indiqué que le défi était immense, les moyens limités et le soutien absent, tant des autorités de tutelle que des adhérents, très peu s’acquittant de leurs cotisations. Il a ajouté : « Lorsque le Bureau exécutif du Syndicat a été convoqué devant la justice, aucun des confrères ne s’est tenu à nos côtés, alors que la défense de leur Syndicat, qui est leur structure commune, devrait figurer parmi leurs premières priorités. »
Il a abordé de nombreux dossiers, notamment le projet de loi sur la publicité et le fonds de soutien à la presse. Selon lui, la loi sur la publicité avait beaucoup progressé et était parvenue au cabinet de l’ancien Premier ministre Yahya Ould Hademine, où elle s’était arrêtée. Il a également demandé d’augmenter le plafond du fonds de soutien à la presse, initialement réservé à la presse écrite, puis élargi à la presse électronique et ensuite à l’audiovisuel sans augmentation de son montant initial.
Le président du Syndicat des journalistes, Mohamed Salem Ould Dah, a conclu en appelant tous les journalistes, adhérents ou non, à faire front commun pour poursuivre le travail, notamment l’unification du corps journalistique, précédemment proposée par plusieurs organisations de presse et largement accueillie par les autres, selon ses termes. Il a également exprimé au gouvernement et au ministère de tutelle leur pleine disponibilité à travailler avec eux pour développer ce domaine, en créant des instituts et centres de formation qui contribuent à faire émerger une nouvelle génération de journalistes consciente du rang de cette profession et de l’importance de la professionnalisation et du développement du secteur.
