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Le Syndicat des journalistes mauritaniens appelle à sauver les médias

Le Syndicat des journalistes mauritaniens a appelé à sauver « les entreprises de presse restantes avant l’effondrement du secteur, sous l’effet de la politique d’assèchement mortel qui touche tous ses acteurs et ne sert pas les médias nationaux sérieux ».

Le Syndicat a demandé, dans un rapport publié à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, au « gouvernement mauritanien, aux confrères journalistes et à l’opinion publique nationale d’agir sérieusement pour protéger les acquis réalisés dans les médias ».

Le Syndicat a souligné que l’année 2017 « avait connu de nombreux incidents et agressions contre des journalistes mauritaniens, comprenant arrestations, coups, confiscations de matériel et usage de gaz lacrymogènes, malgré l’absence de journalistes en prison et le bon rang de notre pays dans l’indice mondial des libertés de la presse ».

Il a ajouté avoir « recensé de nombreuses agressions, notamment lors de la couverture des activités opposées à la dernière révision constitutionnelle », ainsi que « quatre incidents distincts durant l’année écoulée, comprenant coups, arrestations et confiscations de matériel. Quatre journalistes ont également été placés sous contrôle judiciaire pour des accusations relatives au financement de leurs journaux ». Il a appelé « les autorités mauritaniennes à renforcer la culture des libertés dans les services de sécurité et administratifs qui commettent régulièrement ces violations ».

Le Syndicat a salué « avec fierté le rang élevé atteint par les libertés de la presse après des décennies de lutte journalistique », tout en soulignant « les crises structurelles persistantes : les médias officiels n’ont pas signé le cahier des charges et les médias privés restent faibles, dépourvus des moyens et conditions les plus élémentaires, ce dont les journalistes paient le prix ».

Il a indiqué que la période passée avait vu « l’assèchement des sources de financement de la presse et l’absence de mise en œuvre des recommandations des États généraux de réforme organisés en 2016 ». Il a accueilli « avec une grande satisfaction la promulgation de la loi sur la publicité » et appelé « à son application rapide ».