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Revendications du Syndicat des journalistes au président

Le président du Syndicat des journalistes mauritaniens, Mohamed Salem Ould Dah, a déclaré que le président mauritanien Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani avait promis, lors de leur rencontre une semaine auparavant, d’examiner leurs revendications et affirmé sa disponibilité à étudier la vision que présenterait le Syndicat.

Le Syndicat a remis au président une pétition centrée sur « la nécessité de satisfaire les droits moraux et matériels des confrères journalistes travaillant dans les secteurs public et privé », selon son président. 

Il a demandé la création d’un Conseil supérieur de la presse chargé de réguler, d’organiser et de professionnaliser la presse en Mauritanie, où les journalistes seraient représentés par leur organisation la plus représentative.

Il a également demandé l’attribution d’une carte de presse unifiée selon les conditions légales, « pour encadrer et professionnaliser le secteur, avec des avantages moraux et matériels pour ses titulaires conformément aux normes internationales ».

Le Syndicat a demandé de revoir les rémunérations des journalistes des médias publics, de verser l’augmentation de 50+ 10% et d’imposer aux médias privés des contrats pour leurs journalistes.

Il a également demandé l’application du statut des médias publics « pour protéger les droits des journalistes travaillant dans l’établissement ».

La pétition a demandé l’exécution des décisions de justice favorables au journaliste Mamouni Ould El Mokhtar, licencié plusieurs années auparavant de l’Agence mauritanienne d’information, et le retour du caricaturiste Boun Ould Def à son poste dans la même institution.

Le Syndicat a demandé la titularisation des collaborateurs des médias publics selon l’ancienneté et les compétences, l’augmentation du plafond du fonds public de soutien à la presse, la révision de sa loi constitutive, la levée de la tutelle de la Haute Autorité de l’audiovisuel, la HAPA, et la création d’un comité de supervision représentant les journalistes et les instances techniques concernées>

La pétition a également demandé, entre autres, la création d’un institut de formation et de perfectionnement journalistiques et l’attribution de terrains aux journalistes de terrain et aux employés des médias.

Le Syndicat a affirmé sa pleine disponibilité à accompagner ce qu’il a qualifié de « nouvelle orientation des plus hautes autorités du pays », pour servir les intérêts des journalistes, défendre leurs droits, assainir et développer le secteur.